De par mon passage professionnel d’une certaine durée par le secteur bancaire, lorsque je regarde une activité professionnelle, je me pose malgré moi la question : Est-elle prospère ?

Cela n’a pas échappé à la règle, depuis ma reconversion dans le coaching, j’ai vu des coachs, un grand nombre de coachs. Des coachs en formation, des coachs formateurs, des maîtres coachs …. et le nombre d’entre eux qui gagnent confortablement leur vie par cette activité se compte sur les doigts des deux mains.

Je me suis alors posée la question : Est-ce que ce sont ceux que je rencontre moi qui ne rentrent pas dans ce critère ou est-ce une problématique du métier ?

Pourtant au vue de l’évolution de la société, chaque personne que nous rencontrons est un client potentiel pour le coaching, voir même a un besoin criant de se faire coacher et il en prend conscience. Avoir un coach est rentré dans les mœurs, cela ne surprend plus personne. Alors, suffirait-il de transformer ce besoin du prospect en accompagnement client ?

Marketing et coaching : est-ce compatible ?

J’ai donc encore élargie mon cercle de connaissance de ces professionnels, tout en m’interrogeant sur leurs pratiques : compétences techniques, certifications par des organismes sérieux, années de pratique … tout y était.

Terrible constat, un bon coach, un excellent coach n’est pas forcément un coach qui gagne bien sa vie !
Pour continuer dans cette analyse, je me suis posée la question : Qui est-ce qui gagne bien sa vie dans ce métier ? … Et j’ai continué mes recherches.

Et là : stupéfaction !!!

Je découvre des coachs qui ont développé un niveau de marketing extraordinaire. Ils donnent même des conférences, grâce auxquelles ils remplissent des salles … et leur compte bancaire.

Je comprends donc que le métier de coach exige une double compétence : une compétence métier et une compétence à vendre son métier !
En regardant de plus près, la stupéfaction continue, je constate en plus, qu’il n’y a aucune corrélation entre le fait d’être un bon coach et un coach qui sait bien se vendre, les quatre croisements sont possibles. Je rajouterai même que la variante : hautes compétences en coaching et en marketing se fait rare.

Vous-allez me dire : Tu as découvert le monde ? Cela fait un bail que la distribution utilise le marketing et c’est bien connu que l’emballage vaut plus cher que le contenu de la plupart des produits achetés.

Et je pense que tout le problème vient de là.
Le coach, normalement, une fois qu’il a mis le pied dans ce métier, commence à développer un haut niveau d’éthique. Il en va de sa conscience professionnelle de ne pas vendre un emballage plus beau que le contenu. Alors il se dit, que par la qualité de sa pratique, un peu plus tous les jours, il se rapprochera de la réussite économique. Et il néglige, consciemment ou pas, le développement de ses compétences en marketing.

Et pourtant, il y en a des exemples, de beaux produits, mis en vente par des techniques de marketing élaborées. Et il y a sans doute beaucoup de produits qualitatifs que l’on n’aurait jamais remarqué s’il n’y avait pas eu cet effort de vente.

De l’autre côté de l’Atlantique cette réflexion n’a même pas lieu d’être. Mais c’est déjà un autre sujet de réflexion.